samedi 30 août 2008

LES PIRATES DU CORTEX (1978)
Le Grand Nébuleux
et les Laveurs de Consciences






















RARE !!

THIERRY JOUBERTEX, piano, synthétiseurs
JEAN-PAI ROCHOW, guitares
ROBERT PLISSON, batterie, percussions
CHRISTIAN NYS, basse, guitare acoustique
ANTOINE DUVERNET, sax tenor et soprano flûte
PATRICE QUENTIN, sax alto
GERARD ANSALLEM, barython
PATRICE ABAOUB, percussions
ALAIN DURAND, chant
JEAN-PIERRE GORMOND, chant

Soyons précis, "Les Pirates du Cortex", c'est le titre de cet album !
" Le Grand Nébuleux et les Laveurs de Conscience ", le nom du groupe.
Voilà pour les présentations.

Laissez-vous guider par cet album d'un groupe Français de Jazz/Rock bien trop rare.

Une découverte BadAssRadio pour vous, oreilles curieuses.


Manali (2'48)






01 - Mogue
02 - Les pirates du cortex
03 - Mayday
04 - Manali
05 - Sekou Toure Blues


Enjoy
(35 mégas)

mardi 19 août 2008

ROLLERBALL (1975)
André Previn





















" Executive Party "
Morceau Funkadelic tiré du film "Rollerball".
Le son poussif très seventies de chat miaulant avec son léger portamento, provient du synthé soliste SH 2000 Roland,
(preset) " Funny Cat ". Un exemplaire de ce noble synthétiseur qui a fait la gloire des grandes heures du Funky et du Disco, trône dans mon salon. On retrouve son célèbre son (preset) "Planet" sur "Rapide Fire " et "Machine Gun" des Commodores.

Executive Party (1'48)





Enjoy
(3,7 mégas)

lundi 18 août 2008

LE PIANISTE (1981)
Patrick Dewaere




















Extrait tiré du film de Bertrand Blier, " Beau Père " 1981.

Le pianiste (3'50)





Enjoy
(5,3 mégas)

CINQ HOPS (1978)
Jacques Thollot





















ATTENTION, CHEF-D'ŒUVRE !!


ELISE ROSS, chant
FRANÇOIS JEANNEAU, saxophone soprano, flûte
MICHEL GRAILLER, clavinet, piano, percussion
FRANÇOIS COUTURIER, claviers
JEAN-PAUL CELEA, contrebasse
JACQUES THOLLOT, batterie, percussion, claviers

Les premières impressions se bousculent pour décrire cet étrange album datant de 1978, le quatrième du batteur Jacques Thollot. A ses côtés, la fine fleur du jazz hexagonal (Céléa, Couturier, Jeanneau et le regretté Michel Graillier), mais aussi la soprano américaine Elise Ross qui avec sa voix vient donner une touche classique et mystique à l’ensemble.
Disque à la musique aussi étrange que ce titre,
Cinq Hops séduit immédiatement.

Jacques Thollot est “le batteur“ qui, à l’irruption du free jazz dans les années soixante en France, fit voler en éclats la mesure et le tempo pour une exaltante démesure de liberté. Sorti en 1978, Cinq Hops, son quatrième opus, considéré par les spécialistes comme le meilleur, propose treize morceaux de musiques de chambre, entre univers jazz-rock, classique et contemporain. En intriquant les influences les plus classiques avec des compositions louchant du coté du jazz-rock et en alternant les pièces très écrites avec des miniatures audacieuses telles que « Rush », « Seven » ou « Sur neuf temps » Jacques Thollot réussit un joli un tour de passe-passe : surprendre l’auditeur sans l’égarer. Quand il n’est pas derrière sa batterie, sa musique nous transporte au début d’un vingtième siècle où les compositeurs français d’alors auraient découvert ce qu’ il faut de technologie pour faire évoluer leurs idées. L’introduction « On the Moutain (For Michèle) » avec la voix claire d’Elise Ross, mais aussi « Une certaine lumière tourangelle » en sont les plus touchants exemples. Baguettes en mains, le compositeur se fait meneur d’hommes, soutient avec brio ses troupes, les emmène sur des rythmiques plus sauvages. La soprano ne baisse pas la voix, et prend part sans complexe à ce combat plus viril : « Aprelude », pièce centrale de l’album en est l’illustration parfaite. Résumant en huit minutes la brillante alchimie de ce disque, ce morceau sur lequel les solistes semblent prendre un peu plus de libertés avec la musique très écrite du leader est un joyau. (source web)

Une de mes plus belles émotions musicales et acquisitions vinylistiques,
Un disque fascinant et prenant comme on a peu l’occasion d’en entendre.
" Cinq Hops " de Jacques Thollot, 38 minutes de bohneur pur !
Heureuses oreilles curieuses, il est ici et maintenant sur ce blog,
dans sa version CD remasterisée.

Four Four Five Eight (1'40)





01 - On the Mountain (For Michèle)
02 - Four Four Five Eight
03 - Turning on my Mind
04 - Sur 12 notes approximativement
05 - Aprelude
06 - Rush
07 - Seven
08 - Promenade Grand Siècle
09 - Sur 9 temps
10 - Gomind
11 - Cinq Hops
12 - Une certaine lumière tourangelle
13 - Trois ans devant, trois ans au-delà, ouph, un an déjà

Enjoy
(35 mégas)

samedi 16 août 2008

ISAAC HAYES en studio (1971)



Extrait tiré du Making of de " SHAFT "
avec, en fin de vidéo, le célèbre morceau joué en studio.

mardi 12 août 2008

ISAAC HAYES IS DEAD





















Ce 11 aout, la BadAssRadio est triste…
En sa mémoire voici à l'écoute, " Breakthrough "
tiré de l'album " Truck Turner " 1974 (soundtrack).




lundi 28 juillet 2008

CALMOS (1976)
Georges Delerue



























Longtemps censuré et peu aimé du réalisateur, ce film cultissime de Bertrand Blier n'est toujours pas édité.
Il a été rarement diffusé (seulement sur Canal il y a 5 ans). Les copies VHS vieillissantes, restent des trophées de cinéphiles.

Pour la musique, Delerue s'est inspiré de la symphonie pastorale de Beethoven, Blier propose pour donner une identité collectice à ses "fuyards" de fredonner une ligne mélodique à la voix. C'est Slam Stewart, une voix de basse de légende dans le jazz, qui s'y colle.
S'ajoute Vander, Humair et le guitariste José Souc pour l'orchestration.
Le résultat est jubilatoire, une belle réussite de musique de film.

Excédés par les femmes, deux compères (Rochefort et Marielle) quittent tout pour aller vivre dans un village où ils se livrent au plaisir de la bonne chair. Bientôt, des milliers d'hommes suivent leur exemple.
Mais les femmes n'ont pas dit leur dernier mot.

Retrouvez à la fin du post, en extrait, les passages dialogués où Marielle et Rochefort se font encercler par un commando de femmes en treillis, façon Bigeard époque indo dans les rizières, un must !







01 - Les joies du maquis
02 - Débandade
03 - Calmos
04 - L'attaque des femmes
05 - Départ pour le maquis
06 - Débandade (version2)
07 - Calmos tranquillos
08 - Les joies du maquis (version2)
09 - L'attaque des femmes (version 2)
10 - Calmos (version 2)

Enjoy
(28,8 mégas)

BONUS !
Six passages dialogués, tirés du film.






Enjoy
(8 mégas)

samedi 12 juillet 2008

KUNG FU ( Jim Helms )
TV theme 1973





















Caine's Theme (3'12)





Enjoy
(4,1 mégas)

vendredi 4 juillet 2008

MIXTAPE DE MES AMIS
C'est du Soldissimo !

15 titres :

- Bernard Estardy ( Cha Tatch Ka )
- Gian Piero Reverbieri ( Windy, Wendy )
- Etienne Charry ( La bonne étoile )
- Joe Bataan / mix Chris Joss ( Chick A Boom )
- Fanfare Ciocarlia ( Born To Be Wild )
- Freddie North ( Love To Hate )
- Musica Nuda Petra ( Come Together )
- George Duke ( Chariot )
- Télépopmusik ( Anyway )
- Of Montreal ( Faberge Falls For Shuggie )
- Skin Alley ( Bad Words, Evil People )
- Takehara Kunimoto ( My Shammy Six )
- Philippe Katerine ( Inutile )
- Badly Drawn Boy ( River, Sea, Ocean )
- April March ( Nothing New )

Enjoy
(49 mégas)

dimanche 8 juin 2008

Hissing Fauna, Are You the Destroyer ?
Of Montreal (2007)





















Attention ! Du baré, du gros mélange des genres,
Georges Bataille sous une boule Disco, bref, du pur BadAss !!

Ceux qui connaissent par l'intime l'horreur des crises de panique, celles qui jettent certaines de leurs victimes par la fenêtre, comprendront pourquoi ils devront avaler leur boussole, bien profond, en pénétrant Hissing Fauna : la peur en surchauffe, la raison nécrosée et les spirales paranoïaques sont tout aussi acides et psychédéliques qu'une bonne grosse poignée de champignons. Le déjà plutôt timbré Kevin Barnes, tête patraque et pensante a audiblement beaucoup souffert pendant la confection de son album.

Kevin Barnes, le leader d'Of Montreal, n'est pas un homme ordinaire. En grand habitué des peines de cœur, il a nommé son groupe en hommage à la ville natale d'une de ses ex. Il se trimballe également sur scène dans des costumes plutôt folklos, qui vont du simple slibard drapé à la panoplie de samouraï ancestral. Avec ses quatre musiciens, il s'est montré d'une prolificité rare en 10 ans de carrière, puisque Hissing Fauna,are you the destroyer ? est leur 8è album.

Alors, vous vous doutez bien que quand Kevin Barnes touche le fond, il ne le touche pas comme tout le monde. Avec pour seul compagnon au pays des fjords son ordinateur portable, l'étrange luron s'est mis en tête de bidouiller un disque musicalement sautillant et synthétique, sur lequel il chante son mal-être d'une voix gonflée à l'hélium. Puisqu'en plus en Norvège les gens parlent un gloubiboulga viking, il a affublé ses morceaux de titres abscons. Une fois la chose bizarrement composée et baptisée, il l'a empaquetée dans un joli origami, a dessiné quelques jolies rosaces bariolées dessus et a balancé son disque tel quel aux quelques farfelus assez curieux pour l'écouter. Ils ne seront pas déçus du voyage. Hissing Fauna, are you the destroyer ? évoque un patchwork sonore fait de bric et de broc, dont les textes intelligents et profonds soulignent la grande capacité d'introspection de son auteur. The Past is a grotesque animal, qui marque la frontière entre une première partie de disque pop et une seconde aux influences plus funk, incarne à la perfection ce dangereux voyage intérieur. Long de 12 minutes, ce morceau hypnotique transporte dans une conscience à la fois profondément malheureuse, idéaliste et révoltée. Moins grave, le reste du disque évoque avec un rien d'ironie la cruauté des anxiolytiques (Heimdalsgate like a promethean curse), les interminables insomnies (Gronlandic Edit) et autres joyeusetés indissociables de l'état dépressif. Car au lieu de se laisser aller sur son sort comme certains pleurnichards en ont fait leur fond de commerce, Kevin Barnes s'applique à trouver la joie là où elle n'est pas, et ce au fil de mélodies facétieuses pleines de synthés enfantins (Suffer for fashion, Bunny ain't no kind of rider).

D'une effarante complexité, Hissing Fauna est ainsi à la fois un discret petit chef-d'œuvre de pop azimutée et une incroyable expérience psychiatrique, un peu effrayante (quelle chose, quel piège, au détour d'un refrain ?) et totalement excitante (idem). Dans sa schizophrénie multiple, Hissing Fauna et son concepteur vont autant paumer leurs repères chez des Beatles étranglés (Sink the Seine) que dans un glam livide et malsain, cherchent des poux pop à Prince (Faberge Falls for Shuggie) ou font semblant d'écrire de l'electro-pop pour bambins innocents (The Bisounours Symphonic Orchestral de mon adolescence) et bâtissent, avec les douze minutes étouffantes du très kraut The Past Is a Grotesque Animal, impressionnante cathédrale stylistique.

Ces ténèbres mentales laissent pourtant filtrer, et ce en permanence, une lumière irréelle, fantasmatique... d'incroyables mélodies, incongrues comme ces rêves étranges qui hantent des journées entières, et belles comme un homme en train de guérir. (source web)

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1. Suffer for Fashion
2. Sink the Seine
3. Cato as a Pun
4. Heimdalsgate Like a Promethean Curse
5. Gronlandic Edit
6. A Sentence of Sorts in Kongsvinger
7. The Past is a Grotesque Animal
8. Eagle-Shaped Mirror
9. Faberge Falls for Shuggie
10. Labyrinthian Pomp
11. She’s a Rejector
12. We Were Born the Mutants Again With Leafling

Enjoy Hissing Fauna, Are You the Destroyer ? (part1) (43,4 mégas)
Enjoy Hissing Fauna, Are You the Destroyer ? (part2) (42,5 mégas)