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mercredi 29 décembre 2010

This Town Ain't Big Enough For Both Of Us
SPARKS (1974)





















Cette ville n'est pas assez grande
pour nous deux


Devinez qui a inspiré Sid Vicious et ses Sex Pistols ?
Jusqu'au regard emprunté à Ron… Vous avez trouvé ?
Sparks !

Ce titre est une pure merveille, très en avance pour 1974.
Un modèle pour toute une génération de musiciens à venir.

Bonne écoute !

This town ain't big enough for both of us (3'05)





Enjoy
(6 mégas)

samedi 21 février 2009

EROTICO... NICAUD
Philippe Nicaud (1970)



















CUL(te) !!

Erotomaniaque de tout poil, la BadAssRadio pense à vous.

Voici le CUL(tissime) EROTICO… NICAUD
L'album mythique au panthéon des perles introuvables,
au complet, ici et maintenant.

Je vous glisse ce très bon portrait de Philippe Nicaud,
écrit par Pierre Noblet dit "le chiffre".
Découvrez cet artiste si atypique et étonnement attachant.


" Derrière une pochette choc signée Aslan se cache un des plus étranges témoignages de la libération des mœurs alors en cours dans la France des années 60 et 70. Un ovni musical excessivement kitsch, furieusement pop et totalement cul(te) qui a longtemps affolé les collectionneurs de disques les plus pervers de la planète. À l’origine de ce manifeste sexuel aux rondeurs affolantes, on trouve un homme de conviction aux multiples talents, l'incroyable Philippe Nicaud. Homme de théâtre et jeune premier prometteur du cinéma français dans les années 50, il tourne avec Jeanne Moreau (Dos au mur), Dalida (L'Inconnue de Hong Kong) et Brigitte Bardot (Voulez-vous danser avec moi) avant d'obtenir le premier rôle dans la série télévisée policière L'Inspecteur Leclerc enquête diffusée en 1962. Après avoir joué en 1963 dans le film Pouic Pouic aux côtés de Louis de Funès, son parcours cinématographique devient plus hasardeux. Il apparaît en 1973 dans le film et la série L'Ile Mystérieuse, aux côtés d'Omar Sharif, enchaîne les seconds rôles alimentaires et les séries B dispensables (Plus beau que moi, tu meurs, Mon curé chez les nudistes), tourne dans de nombreux téléfilms et se retrouve scénariste du film La Cage aux folles 3 en 1985.Parallèlement à cette carrière cinématographique haute en couleurs, cet érotomane confirmé commence à s’illustrer de fort belle manière dans la chanson paillarde classieuse. Deux disques sortent sous son nom en 1961 : le 25 cm 7+1 péchés capitaux avec son audacieuse pochette ouvrante exposant de belles courbes féminines et le 25 cm Chansons cu… rieuses luxueusement emballé dans une pochette noire en feutre. Sur ce dernier Nicaud chante des textes « roses » de Bernard Dimey, sur une musique de Charles Aznavour jouée par Jacques Loussier. Notre homme sait s'entourer mais, si les bases de son style sont déjà posées (voix maligne, phrasé charmeur et ironie grinçante), il faudra attendre le souffle libertaire de 1968 pour qu’il explose complètement et qu'il s'affranchisse définitivement des carcans de la chanson érotique. Avec Erotico… Nicaud il plonge avec délice dans le grand chaudron pop de l’époque, aidé par Gérard Gustin et ses orchestrations chauffées à blanc. Alors que les basses ronronnent et que les guitares s'électrisent, sa voix se fait plus vicieuse, entreprenante, achevant de le transformer en dandy érotique moderne. Le résultat est stupéfiant. À savoir, une œuvre libérée, insolente qui se joue avec malice des bonnes manières et qui entremêle allègrement racolage actif et pop déviante (le fabuleux Cover Girl), dialogues « peau de bête » et bossa nova millésimée (l'hilarant Séparation), obsessions salaces et jerk poisseux (Bonne Nuit... Chuck et le fiévreux Cuisses Nues... Bottes de Cuir). Son flow imparable et toujours à l’affût donne vie à une galerie de personnages issus de la marge (pin-up de seconde zone, ventriloque solitaire, obsédé sexuel au bord de l'implosion) en proie aux affres du désir. Sous ses faux airs de Gainsbourg de boulevard se cachent en fait un redoutable observateur et un auteur de textes aux petits oignons qui ne sombrent jamais dans la gauloiserie glauque ou le mauvais goût. Adepte d’une érotomanie décomplexée et joyeuse, Philippe Nicaud a réussi un disque excessif, turgescent et terriblement attachant. Un des trésors les mieux cachés des années pop qui reprend enfin son élan pour nous conter ses histoires où « il n'y a pas de femmes imprenables, mais que des hommes trop pressés » ! " (source web)

Une découverte BadAssRadio, pour vous oreilles curieuses.







01 - Bonne Nuit Chuck
02 - Cover Girl
03 - Une Fille doit Savoir tout Faire de Ses 10 Doigts
04 - Tout bas, tout bas
05 - Brève Rencontre
06 - La Marie des Champs
07 - Séparation
08 - Léger, léger
09 - La Minette de l'Archiduchesse
10 - Les Cigales et... les Fourmis
11 - Le Jardin Merveilleux
12 - Cuisses Nues, Bottes de Cuir

Erotico… Nicaud
(29 mégas)

samedi 8 novembre 2008

Plus Dur, Meilleur, Plus Rapide, Plus Fort
La Pompe Moderne (2008)

























Georges Brassens n'est pas mort !

Et il revient plus dur, meilleur, plus rapide et plus fort.


Plus Dur, Meilleur, Plus Rapide, Plus Fort (2'50)





Enjoy
(2,5 mégas)

dimanche 8 juin 2008

Hissing Fauna, Are You the Destroyer ?
Of Montreal (2007)





















Attention ! Du baré, du gros mélange des genres,
Georges Bataille sous une boule Disco, bref, du pur BadAss !!

Ceux qui connaissent par l'intime l'horreur des crises de panique, celles qui jettent certaines de leurs victimes par la fenêtre, comprendront pourquoi ils devront avaler leur boussole, bien profond, en pénétrant Hissing Fauna : la peur en surchauffe, la raison nécrosée et les spirales paranoïaques sont tout aussi acides et psychédéliques qu'une bonne grosse poignée de champignons. Le déjà plutôt timbré Kevin Barnes, tête patraque et pensante a audiblement beaucoup souffert pendant la confection de son album.

Kevin Barnes, le leader d'Of Montreal, n'est pas un homme ordinaire. En grand habitué des peines de cœur, il a nommé son groupe en hommage à la ville natale d'une de ses ex. Il se trimballe également sur scène dans des costumes plutôt folklos, qui vont du simple slibard drapé à la panoplie de samouraï ancestral. Avec ses quatre musiciens, il s'est montré d'une prolificité rare en 10 ans de carrière, puisque Hissing Fauna,are you the destroyer ? est leur 8è album.

Alors, vous vous doutez bien que quand Kevin Barnes touche le fond, il ne le touche pas comme tout le monde. Avec pour seul compagnon au pays des fjords son ordinateur portable, l'étrange luron s'est mis en tête de bidouiller un disque musicalement sautillant et synthétique, sur lequel il chante son mal-être d'une voix gonflée à l'hélium. Puisqu'en plus en Norvège les gens parlent un gloubiboulga viking, il a affublé ses morceaux de titres abscons. Une fois la chose bizarrement composée et baptisée, il l'a empaquetée dans un joli origami, a dessiné quelques jolies rosaces bariolées dessus et a balancé son disque tel quel aux quelques farfelus assez curieux pour l'écouter. Ils ne seront pas déçus du voyage. Hissing Fauna, are you the destroyer ? évoque un patchwork sonore fait de bric et de broc, dont les textes intelligents et profonds soulignent la grande capacité d'introspection de son auteur. The Past is a grotesque animal, qui marque la frontière entre une première partie de disque pop et une seconde aux influences plus funk, incarne à la perfection ce dangereux voyage intérieur. Long de 12 minutes, ce morceau hypnotique transporte dans une conscience à la fois profondément malheureuse, idéaliste et révoltée. Moins grave, le reste du disque évoque avec un rien d'ironie la cruauté des anxiolytiques (Heimdalsgate like a promethean curse), les interminables insomnies (Gronlandic Edit) et autres joyeusetés indissociables de l'état dépressif. Car au lieu de se laisser aller sur son sort comme certains pleurnichards en ont fait leur fond de commerce, Kevin Barnes s'applique à trouver la joie là où elle n'est pas, et ce au fil de mélodies facétieuses pleines de synthés enfantins (Suffer for fashion, Bunny ain't no kind of rider).

D'une effarante complexité, Hissing Fauna est ainsi à la fois un discret petit chef-d'œuvre de pop azimutée et une incroyable expérience psychiatrique, un peu effrayante (quelle chose, quel piège, au détour d'un refrain ?) et totalement excitante (idem). Dans sa schizophrénie multiple, Hissing Fauna et son concepteur vont autant paumer leurs repères chez des Beatles étranglés (Sink the Seine) que dans un glam livide et malsain, cherchent des poux pop à Prince (Faberge Falls for Shuggie) ou font semblant d'écrire de l'electro-pop pour bambins innocents (The Bisounours Symphonic Orchestral de mon adolescence) et bâtissent, avec les douze minutes étouffantes du très kraut The Past Is a Grotesque Animal, impressionnante cathédrale stylistique.

Ces ténèbres mentales laissent pourtant filtrer, et ce en permanence, une lumière irréelle, fantasmatique... d'incroyables mélodies, incongrues comme ces rêves étranges qui hantent des journées entières, et belles comme un homme en train de guérir. (source web)

_________________________________________

1. Suffer for Fashion
2. Sink the Seine
3. Cato as a Pun
4. Heimdalsgate Like a Promethean Curse
5. Gronlandic Edit
6. A Sentence of Sorts in Kongsvinger
7. The Past is a Grotesque Animal
8. Eagle-Shaped Mirror
9. Faberge Falls for Shuggie
10. Labyrinthian Pomp
11. She’s a Rejector
12. We Were Born the Mutants Again With Leafling

Enjoy Hissing Fauna, Are You the Destroyer ? (part1) (43,4 mégas)
Enjoy Hissing Fauna, Are You the Destroyer ? (part2) (42,5 mégas)

samedi 7 juin 2008

HYPNOSE REELLE (1972)
Jean-Jacques Dexter





















VIVEZ UNE EXPERIENCE sur le blog de la BadAss.

Avez-vous assisté hier soir au numéro d'hypnose de Dominique Webb lors de l'émission de Maritie et Gilbert Carpentier? Pas banal, non? Il est vrai qu'entre le dressage de puces de Mac Ronay et l'interprétation de "Kalinka" par Yvan Rebroff et ses Bâteliers de la Volga, ce spectacle a dû impressionner bon nombre de télespectateurs.

Le blog de la BadAss vous propose maintenant de poursuivre l'expérience de l'hypnose à travers l'étude scientifique qu'a entrepris Jean-Jacques Dexter, autre orfèvre en la matière.

Hypnose réelle (4'09)





Enjoy
(5,7 mégas)

vendredi 6 juin 2008

MY SHAMMY SIX
Takeharu Kunimoto






















Takeharu Kunimoto est né en 1960 dans la ville de Chiba, située dans la baie de Tokyo. Ses parents sont des artistes de renom, du genre “roukyoku”. Cette forme artistique associe le chant et le conte, le “conteur” devant faire face au musicien dans un dialogue intense sans limite de temps. Très vite, le jeune Takeharu découvre les musiques traditionnelles américaines et révolutionne cette discipline séculaire en créant une sorte de fusion entre le rock, le bluegrass et le roukyoku. Son style unique et son jeu scénique ont conquis un grand nombre de mélomanes. Son instrument fétiche, le shamisen, est une guitare à trois cordes, typique du Japon, qu’il utilise avec la gestuelle d’une rock star. Son premier album est sorti en 1990 sous le titre Luck Help, mais c’est surtout avec son tube de seize minutes, My Shammy Six, présent sur l’album Naniwabushi Planetary qu’il a fait sensation en 1994. Particulièrement original, funky et décalé, ce titre (ici, dans sa version courte) reste une référence pour tous les fans de musique japonaise.

Merci à mon frère Michaël, pour cette découverte qui fait sa rentrée dans la BadAss !

My Shammy Six (4'05)





Enjoy
(3,7 mégas)