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dimanche 24 juin 2012

CCPP

Ceccarelli-Chantereau-Padovan-Pazin
(1975)





















CULTE !

Disque INCONTOURNABLE pour votre sachet de madeleines BadAss.

Quatre virtuoses - accompagnés d'une grosse section cuivres - signent sur Parlophone, en 1975, ce qui est L'ULTIME référence jazz-funk made in France, avec des titres dignes des grands maîtres afro-américains, à commencer bien sûr par le monumental "Prancai" et son intro fracassante, ou encore "Joris of lurina" et son break à découper un chêne en rondelles. Des cuivres assassins que ne renieraient pas les Horny Horns, une débauche de clavinet et de wah wah funky en diable, des beat d'enfer où le couple batterie-percu hache le groove menu, des compos aussi denses qu'un bloc de granit, des arrangements à vous faire jeter des dizaines de disques de votre collection par la fenêtre, cet opus est d'une autre dimension.

Une très grosse pièce du jazz funk européen des seventies avec ce mythique et unique album enregistré par le super groupe français CCPP. Derrière cet acronyme mystérieux et volontiers humoristique se cache en effet un impressionnant quatuor composé de 4 des meilleurs musiciens de studios français de l’époque : André Ceccarelli à la batterie, Marc Chantereau aux claviers et percussions, Christian Padovan à la basse et Slim Pezin aux guitares. Ce redoutable gang, regorgeant d’idées et de technique, fait ici preuve d’une redoutable maitrise de son sujet, à savoir l’exécution passionnante et passionnée d’une série de 8 instrumentaux aux structures et aux breaks complexes. Nos 4 hommes, qui bénéficient du précieux soutien d’une solide section de cuivres, enchainent les notes avec une virtuosité et une énergie inouïe, tout en prenant visiblement un pied énorme. Cette énergie positive se retrouve dans le groove monstrueux qui s’échappe des moindres recoins du disque. Un groove qui prend sa source dans le jeu de batterie étourdissant d’un Ceccarelli au mieux de sa forme. Les percussions et les claviers cosmiques se mêlant aux guitares syncopées dessinent alors les contours d’un funk mutant et hypnotique auquel il est impossible de résister bien longtemps. Il est alors temps de lâcher prise et de s’abandonner complètement à la jouissance pure d’une musique sauvage et puissante. CCPP constitue indiscutablement un des plus beau chapitre du jazz funk, diablement savant mais toujours humain.
(texte Vadim Music)

Bonne écoute.







Tracklist :

A1 For "J"  6:37 (André Ceccarelli)
A2 Death For The Spanish Lion  4:00 (Slim Pezin)
A3 Clavinet Shit  3:48 (Marc Chantereau)
A4 Primitive Soul  5:05 (Slim Pezin)

B1 Joris Of Lumina  3:10 (Christian Padovan)
B2 Prancaï  4:30 (André Ceccarelli)
B3 Maïe  4:15 (Christian Padovan)
B4 Swing Tatave  4:20 (Marc Chantereau)

Musiciens :
André Cecarelli : batterie, timbales
Marc Chantereau : percussions, piano électrique, clavinet
Christian Padovan : basse
Slim Pezin : guitare
Daniel Gojone : piano, piano électrique, clarinette
Christian Guizien : trombone
Jacques Bolognesi : trombone
Antoine Russo : trompette, bugle
Alfred Housepian : trompette
Francis Skekar : trompette
Alain Hatot : saxophone, flûte
Patrick Bourgoin : saxophone

Enregistré au Studio Gang

CCPP
(60 mégas)

samedi 23 juin 2012

SYNTHESIS

Synthesis (1976)





















Parmi le top des Graal du Jazz Fusion à la Française.
Un disque magnifique, rare et précieux. Une section rythmique
étonnante avec un Ceccarelli aérien, précis et majestueux.
Une belle orchestration accompagnée par des chœurs très swing.
Le tout donne un album très précis.

Heureux détenteur du LP original, le mixe est un bonheur.
Reissue chez Vadim music où semble t-il, deux morceaux
diffèrent légèrement avec l'original LP.

Joli casting : Didier Lockwood, Marc Chantereau, François Jeanneau,
André Ceccarelli, Tony Bonfils, et Ivan Jullien.

Un partage BadAssRadio, pour vos oreilles curieuses.







Recorded at Studios de la Grande Armée
Produced by Claude Delcloo


01 - Hell (Ivan Jullien)
02 - Vane (Ivan Jullien, lyrics Yves Bigot)
03 - Sun (Ivan Jullien, lyrics Paul-Jean Borowsky)
04 - City Life (Philippe Briche)
05 - City Song (Philippe Briche, lyrics Paula Moore)
06 - Feeling (André Ceccarelli, lyrics Chantal Alexandre)
07 - We Need It (Ivan Jullien)
08 - It's So New (Ivan Jullien, lyrics Paula Moore + Paul-Jean Borowsky)
09 - Sophie's Gift (Ivan Jullien, Raymond Gimenes)


Philippe Briche - piano and electric piano
André Cazalet - french horn
Didier Lockwood - electric violin
Tony Bonfils - bass guitar
Raymond Gimenes - guitar
André Ceccarelli - drums
Marc Chantereau - percussions
Christian Lete - percussions
Françoise Estreguil - contractor
Chantal Alexandre - lead vocal
Paula Moore - lead vocal
Paul-Jean Borowsky - lead vocal
Annie Wystraete - chorus vocal
Guy Khalifa - chorus vocal
Frédérique Gegembach - chorus vocal
Marianne Mille - chorus vocal
Jacques Bolognesi - trombone
Amide Belhocine - trombone
Marc Steckar - bass trombone
Francis Cournet - tenor, alto, soprano saxes, flute and clarinet
François Jeanneau - tenor, alto, soprano saxes, flute and synthetize
Kako Bessot - trumpet
Ivan Jullien - trumpet
Claude Sahakian - sound engineer
Claude Delcloo - Carla Music's producer


Synthesis
(60 mégas)

dimanche 3 octobre 2010

UN HOMME EST MORT
Michel Legrand (1972)































UNE PURE PERLE GROOVY

Lorsqu'il compose en 1972 la bande originale du polar nerveux et stylisé de Jacques Deray "Un Homme est Mort", Michel Legrand est sans doute loin de se douter que le 45 Tours sur lequel sont gravés les 2 thèmes du film va devenir bien plus tard un des disques les plus convoité de la planète rare groove. Une pièce maîtresse du funk et de la musique de film dérangée qui figure sur toute wanted list qui se respecte. Pour comprendre la force d'attraction de ce petit morceau de vinyle il suffit de poser le diamant sur la première face et d'attendre fébrilement les premières pulsations du morceau d'ouverture qui prennent la forme d'un étrange mantra hypnotique entremêlant solidement 2 lignes répétitives jouées par une basse immuable et une guitare wah-wah assassine. Après 20 secondes qui paraissent une éternité le morceau explose et se libère sous les assauts simultanés de la batterie, d'une deuxième guitare et d'un orgue hammond magistral. On assiste alors impuissants mais consentants à une débauche de groove magnifique qui transforme cette première face en une orgie de funk psychédélique d'une puissance étourdissante. texte : (source Vadim music)

Un très grand moment de groove déviant.
Michel Legrand, alors au top de sa forme et de sa période américaine.


Bonne écoute !

Un homme est mort (2'45)





Enjoy
(5,9 mégas)

dimanche 17 janvier 2010

MIND BENDER
Stringtronics (1972)



















GRANDISSIME !!

Ouvrons l'année en beautée
avec ce trésor parmi les trésors, du label Anglais Peer.


D'aucuns l'appellent le Saint Graal. Un disque énigmatique, rare et précieux, férocement conservé par d'heureux détenteurs. Mais qu'en est-il exactement ? Pourquoi tant de convoitises ? Et qui se cache(nt) derrière Stringtronics ? Après plusieurs dizaines d'albums, Peer occupe une niche confortable, au panthéon des maisons d'illustration. Dernière antenne du prestigieux label anglais Southern, Peer émerge en 1970 avec une griffe bien identifiable, des arrangements ciselés, des harmonies lêchées, des accents électroniques, des métissages inspirés, empruntant la souplesse du jazz, les rondeurs de la pop. "Mindbender" pourrait, à lui seul, incarner l'esprit Peer, dans toute son élégance et sa richesse. Doté d'un ensemble de percussions comprenant des claviers électriques, ce projet collectif gravite autour d'un orchestre à cordes omniprésent (d'où son nom, string/tronics) ; l'album héberge les réalisations éclectiques de Barry Forgie (6 titres), Anthony Mawer (2 titres), Nino Nardini (2 titres) et Roger Roger (2 titres). Stringtronics se résume ainsi : intervenants experts, sélection minutieuse, musique irrésistible. Incontournable! " (source Vadim-music)

Une découverte BadAssRadio, pour vous oreilles curieuses.








01 - Mindbender - Barry Forgie
02 - Mediterranee - Barry Forgie
03 - Ballata - Barry Forgie
04 - Hunted - Barry Forgie
05 - Catharsis - Barry Forgie
06 - Dawn Mists - Barry Forgie
07 - Undercover Girl - Anthony Mawer
08 - Freedom Road - Anthony Mawer
09 - Afro-Samba - Nino Nardini
10 - Tropicola - Nino Nardini
11 - Safari Park - Roger Roger
12 - Perdition - Roger Roger

Stringtronics Mind Bender
(49 mégas)

samedi 21 février 2009

L'HOMME ORCHESTRE
François de Roubaix (1970)



















CULTE !!


B.O. INCONTOURNABLE pour votre sachet de madeleines BadAss,

L'extrême rareté du pressage original en vinyle rendit longtemps inaccessible ce trésor au commun des mortels.

Seulement une centaine d'exemplaires de l'album ont été vendu à l'origine, car le reste est parti au pilon pour une sombre histoire de droits. je n'ai malheureusement pas trouvé ce Graal absolu,
jamais touché, jamais vu.

Les quelques exemplaires qui circulent dans le monde, se vendent à plus de 300 euros.

L'éditeur Vadim vient enfin de rééditer ce chef-d'œuvre dans sa version d'origine. Un vinyl bien plus abordable que sa première édition.

( Texte de Pierre Noblet tiré du site Vadim ).

Film ovni dans la longue filmographie de Louis De Funès, « L'Homme Orchestre » de Serge Korber marque également la belle rencontre entre l'acteur comique et le génie des bandes très originales de film François de Roubaix. Pour cette comédie musicale délurée le jeune compositeur dispose enfin de moyens conséquents, et notamment d’un budget confortable. Il a donc tout à loisirs de mélanger les techniques de prises de sons révolutionnaires qu’il développe au coeur de son home-studio parisien, à l'instrumentation d'un grand orchestre. Sa jeunesse, son énergie créatrice débordante et son génie explosent alors au fil d'une partition flamboyante et gonflée à bloc, où des morceaux cubistes aux structures ahurissantes mélangent sans honte folie pop, pulsion jazz et excès psychédéliques.

L'album de tous les excès où l'on peut entendre les De Funès père et fils chanter avec bonheur (Les poupons totalement imparable, Ballet du rêve, Yacht façon Screeming Jay Hawkins). Entre jazz, pop et symphonie psychédélique, De Roubaix convie tous les instruments (Flûtes, cuivres, cordes, orgues, guitares, moog) à des bachanales musicales sans limites. Et ça groove sévère quand la batterie la basse et l'orgue s'élancent sur des morceaux comme Répétition, Audition et Piti piti pas. Les choeurs féminins sont décalés et tout simplement délicieux. Entre groove incandescent (« Répétition », « Audition » et « Piti piti pas ») et collages baroques (le vertigineux « Générique »). Une telle modernité force le respect. Un des disques les plus jouissifs et les plus résolument pop de François De Roubaix. (Pierre Noblet "le chiffre").


Dans la courte mais intense discographie du musicien, cette BO est un jalon essentiel. Une oeuvre positive, lumineuse et résolument splendide. Le Blog BadAss vous propose la superbe réédition Universal orchestrée et remasterisée par Stéphane Lerouge. 22 morceaux comportant oh bonheur suprême, des bonus inédits (maquettes).

Bonne écoute avec cette B.O. de légende.








L'homme Orchestre :

01 - Générique
02 - Les poupons (par Olivier et Louis de Funes)
03 - Répétition
04 - Footing
05 - Claquettes
06 - Baletdu rêve (par Olivier de Funes)
07 - Judo
08 - Audition
09 - Evan Evans
10 - Yatch (par Olivier de Funes)
11 - Ballade dans Rome
12 - Piti piti pas
13 - Les grosses caisses
14 - Mauricette's song
15 - Final

Titres Bonus

16 - Evans jerk
17 - Mauricette's song
18 - Ballet du rêve
19 - Berceuse
20 - Ballade dans Rome
21 - Piti piti pas
22 - Générique début

L'homme Orchestre
(42 mégas)

lundi 18 août 2008

CINQ HOPS (1978)
Jacques Thollot





















ATTENTION, CHEF-D'ŒUVRE !!


ELISE ROSS, chant
FRANÇOIS JEANNEAU, saxophone soprano, flûte
MICHEL GRAILLER, clavinet, piano, percussion
FRANÇOIS COUTURIER, claviers
JEAN-PAUL CELEA, contrebasse
JACQUES THOLLOT, batterie, percussion, claviers

Les premières impressions se bousculent pour décrire cet étrange album datant de 1978, le quatrième du batteur Jacques Thollot. A ses côtés, la fine fleur du jazz hexagonal (Céléa, Couturier, Jeanneau et le regretté Michel Graillier), mais aussi la soprano américaine Elise Ross qui avec sa voix vient donner une touche classique et mystique à l’ensemble.
Disque à la musique aussi étrange que ce titre,
Cinq Hops séduit immédiatement.

Jacques Thollot est “le batteur“ qui, à l’irruption du free jazz dans les années soixante en France, fit voler en éclats la mesure et le tempo pour une exaltante démesure de liberté. Sorti en 1978, Cinq Hops, son quatrième opus, considéré par les spécialistes comme le meilleur, propose treize morceaux de musiques de chambre, entre univers jazz-rock, classique et contemporain. En intriquant les influences les plus classiques avec des compositions louchant du coté du jazz-rock et en alternant les pièces très écrites avec des miniatures audacieuses telles que « Rush », « Seven » ou « Sur neuf temps » Jacques Thollot réussit un joli un tour de passe-passe : surprendre l’auditeur sans l’égarer. Quand il n’est pas derrière sa batterie, sa musique nous transporte au début d’un vingtième siècle où les compositeurs français d’alors auraient découvert ce qu’ il faut de technologie pour faire évoluer leurs idées. L’introduction « On the Moutain (For Michèle) » avec la voix claire d’Elise Ross, mais aussi « Une certaine lumière tourangelle » en sont les plus touchants exemples. Baguettes en mains, le compositeur se fait meneur d’hommes, soutient avec brio ses troupes, les emmène sur des rythmiques plus sauvages. La soprano ne baisse pas la voix, et prend part sans complexe à ce combat plus viril : « Aprelude », pièce centrale de l’album en est l’illustration parfaite. Résumant en huit minutes la brillante alchimie de ce disque, ce morceau sur lequel les solistes semblent prendre un peu plus de libertés avec la musique très écrite du leader est un joyau. (source web)

Une de mes plus belles émotions musicales et acquisitions vinylistiques,
Un disque fascinant et prenant comme on a peu l’occasion d’en entendre.
" Cinq Hops " de Jacques Thollot, 38 minutes de bohneur pur !
Heureuses oreilles curieuses, il est ici et maintenant sur ce blog,
dans sa version CD remasterisée.

Four Four Five Eight (1'40)





01 - On the Mountain (For Michèle)
02 - Four Four Five Eight
03 - Turning on my Mind
04 - Sur 12 notes approximativement
05 - Aprelude
06 - Rush
07 - Seven
08 - Promenade Grand Siècle
09 - Sur 9 temps
10 - Gomind
11 - Cinq Hops
12 - Une certaine lumière tourangelle
13 - Trois ans devant, trois ans au-delà, ouph, un an déjà

Enjoy
(35 mégas)

mardi 3 juin 2008

EARTH ROT (1970)
David Axelrod






















Magnifique album d'Axelrod sur l'écologie. Un must !

Une info en passant… David Axelrod n'est pas l'homme qui se charge de la campagne présidentielle de Barack Obama.
je l'avais écrit sur ce blog, c'est une erreur de ma part. Merci au chaleureux post anonyme pour avoir rectifié le tir.

The Warning Talk (Part I) (2'52)





01- The Warning Talk (Part I)
02- The Warning Talk (Part II)
03- The Warning Talk (Part III)
04- The Warning Talk (Part IV)
05- The Sign (Part I)
06- The Sign (Part II)
07- The Sign (Part III)
08- The Sign (Part IV)

Enjoy
(51,9 mégas)

SONGS OF EXPERIENCE (1969)
David Axelrod





















C'est au début des années 70 que David Axelrod réalise un diptyque en hommage au poète William Blake dont Songs Of Experience constitue le second volet. Brassant avec un rare bonheur des influences fort diverses qui vont du jazz au rock en passant par le funk, la soul music, le rock psychédélique et la musique classique, ce visionnaire orchestrateur annonce avec quelques décennies d'avance les passerelles entre les genres qu'installeront les musiques de la fin du XXe siècle.Tout à la fois complexes et fluides, ses arrangements sollicitent toutes les possibilités qu'offrent les guitares fuzz, les nappes de cordes et les sections de cuivres qui claquent. Garantie sans aucune matière grasse, cette musique le dispute en élégance au meilleur de Phil Spector, John Barry, Lalo Schifrin, Alain Goraguer et Jean-Claude Vannier ! Si l'on ajoute un goût si sûr qu'il fait avouer à son auteur un net penchant pour Ornette Coleman, Stravinsky et Duke Ellington, Songs Of Experience ne pouvait être qu'un authentique chef-d'œuvre.

"The Human Abstract", affublé d'une basse d'une élasticité impressionante, de cordes pointues et de guitares acides, le tout porté par une rythmique tout en souplesse, sans oublier, bien sur, un thème récurent au piano accompagné de vibes récurantes et réverbérées... Ce morceau a fortement affluencé Jean Claude Vannier 1 ans plus tard pour les arrangements de… Melody Nelson de Gainsbourg. Bref, ça s'écoute quasiment comme une bande originale de film. Un album d'ambiance, fait de grooves souples et de moments tendus propre au monde des films. Le fruit d'une production excellente et sans failles de David Axelrod lui même accompagné par Don Randi et basée sur des poêmes de William Blake ... Album court mais essentiel...Un must... (source web)

The human abstract (5'35)






01. The Poison Tree
02. A Little Girl Lost
03. London
04. The Sick Rose
05. The School Boy
06. The Human Abstract
07. The Fly
08. The Divine Image

Enjoy
(43,1 mégas)

dimanche 1 juin 2008

13 CHANSONS DECADENTES ET FANTASMAGORIQUES
Brigitte Fontaine





















Collector, premier album de Brigitte Fontaine en 1966.

La vache enragée(1'50)





01- Je suis décadente
02- C'est pas ma faute
03- Hallucinante aventure
04- Le mauvais coton
05- Les dieux sont dingues
06- Dévaste-moi (L'éternel feminin)
07- La côtelette (Je suis la femme)
08- Quand tu n'es pas là
09- On n'est pas des chiens
10- le train
11- La vie sur les bras
12- La vache enragée
13- Le sac

Enjoy
(22 mégas)

mercredi 28 mai 2008

L'ENFANT ASSASSIN DES MOUCHES
Jean Claude Vannier

ATTENTION COLLECTOR !





















Oeuvre à la fois ambitieuse et kaléidoscopique, L'enfant assassin des mouches du compositeur français Jean-Claude Vannier est un joyau oublié de la «pop» psychédélique du début des années 70 sur laquelle l'homme derrière les arrangements du mythique Histoire de Melody Nelson, de Serge Gainsbourg, s'amuse à superposer les genres dans une optique symphonique et post-moderne parfaitement maîtrisée. Habitant l'étrange jonction entre académisme déluré, jazz déphasé et pop hallucinée, L'enfant assassin des mouches proposait dans un contexte où le métissage était une constante une définition nouvelle du terme «fusion» qui implique iconoclasme et éclectisme. Brouillant la frontière entre bouillabaisse populaire et composition de haut niveau, cet essai unique tend à rendre caduque la distinction entre culture de masse et culture savante. Son inventivité s'exprime dans les deux vocabulaires à la fois, Vannier maximisant l'impact de ses compositions en faisant appelle à deux intelligences qui ont tendance à s'affronter.

Dans cette optique, le fait que L'enfant, la mouche et les allumettes débute sous forme de pièce concrète très moderne pour ensuite dresser en contrepoints jouissifs un funk-rock de blaxploitation bien suintant et une section de cuivre dissonante appuyée par des percussions rappelant vaguement Ionisation d'Edgar Varèse. La tête propulsée sur Mars en moins de cinq minutes, l'auditeur est par la suite capable de suivre L'enfant au royaume des mouches. Ici, un rock psychédélique d'inspiration progressive s'élève, épique et menaçant, pour évoquer l'émerveillement et l'inquiétude face à un paysage étranger où les proportions conventionnelles n'ont plus droit de citer. Face à l'immensité de ces univers où la rationalité s'est éclipsée, le voyageur se sent tour à tour ébloui et écrasé; L'enfant assassin des mouches est un infini où l'absurde et la folie ne font plus qu'un.

Bien entendu, l'origine de cet album est autrement plus modeste que les métaphores ahuries que l'on est en mesure de pondre dans l'espoir de le décrire adéquatement. Le compositeur autodidacte aura tout de même fondé un orchestre de plus d'une vingtaine de musiciens, Insolitudes, afin d'enregistrer les onze pièces qui constituent L'enfant assassin des mouches; la légende veut que Vannier ait par la suite présenté l'album à son ami Gainsbourg qui, en l'espace d'une soirée, se serait pour sa part chargé de pondre l'histoire surréaliste l'accompagnant. L'univers naïf et sous-terrain qu'évoque son texte est à l'image de la musique, à la fois drôle et sinistre.

À la fois avant-gardiste et vétuste, L'enfant assassin des mouches anticipe par le vibrant collage stylistique qu'il propose certaines des expériences de John Zorn tout en demeurant immanquablement ancré aux repères sonores propres à son époque. Cette opposition entre charme rétro et démarche contemporaine fait de l'oeuvre de Jean-Claude Vannier une fascinante dichotomie; les uns l'écouteront pour sa démesure kitsch tout à fait assumée tandis que les autres y reviendront pour son approche visionnaire à la composition et son incroyable impact évocateur. Quoiqu'il en soit, on bénira l'étiquette Finders Keepers qui a cru bon de dépoussiérer ce petit trésor aussi bizarre qu'il est enrichissant.
Les instrumentaux de L’enfant assassin des mouches ont été composés dans la foulée de Melody Nelson et cela s’entend souvent. L’enlevé et symphonique Danse des mouches noires gardes du roi en rappelle les climats amples et puissants. L’enfant au royaume des mouches et ses chœurs immenses sur grooves monstres en prolonge le souffle (au passage on comprend où Burgalat a pu parfois puiser son inspiration). La plupart des morceaux sont éblouissants, inventifs et si La mort du roi des mouches et son climat oppressant justifie a lui seul la référence récurrente à David Axelrod, Jean-Claude Vannier va plus loin, est flamboyant. L’excès est la règle.

L’enfant assassin des mouches n’a cependant rien à voir avec un concept album. Quand Jean Claude Vannier passe chez Gainsbourg, un après-midi d’avril 72, pour lui faire écouter les instrumentaux qu’il a enregistrés au Studio des Dames, le mot mouche n’apparaît sur aucune des bandes. C’est un ensemble hétérogène d’instrumentaux, avec des saynètes bruitistes, des ruptures de ton, comme cette incursion dans le burlesque de la Danse de l’enfant et du roi des mouches, qui m’évoque certains thèmes de François de Roubaix.

C’est Gainsbourg, impressionné par ce qu’il entend, qui lui dit : « laisse moi passer la nuit dessus ». C’est ainsi que de la musique de Jean-Claude Vannier naît ce petit conte cruel et tordu d’un enfant assassin des mouches qui finit collé sur un papier tue-enfant (quelle horreur). La contribution de Gainsbourg peut paraître minime ; elle donne à cette suite d’instrumentaux brillants une cohérence qui la transforme en un projet fou à la liberté totale. Un disque où Marcel Azzola peut faire entendre un accordéon aussi inquiétant que sur Le papier tue-l’enfant est un disque rare. Et ça, il n’y a pas que les anglo-saxons qui l’ont compris.

Avec la Danse de l'enfant et du roi des mouches, le taux d'oxygène grimpe bien au-delà des pourcentages normaux: nous voici soudainement les prisonniers euphoriques d'un supermarché démesuré où tout n'est que chrome lustré et rétro-futurisme exubérant. Les Peaches en Regalia de Frank Zappa copulent sur la place publique avec une débile caricature de Muzak gonflée à l'hélium. Quelques minutes plus tard, Le roi des mouches et la confiture de rose combine des envolées orchestrales parfaitement lyriques à des effluves orientales d'un exotisme consommé. Le tout n'est pas sans rappeler les arrangements luxuriants de l'ambitieux Sea Change de Beck, paru en 2002, du moins jusqu'à ce qu'une symphonie de réveils-matin et de scies ne nous arrache à nos rêveries pittoresques pour nous placer sans crier gare dans un cauchemar de musique concrète où s'unissent les textures métalliques de toutes sortes.

Lorsque finalement Les gardes volent au secours du roi sur la septième pièce de son opus, Jean-Claude Vannier semble avoir trouvé le point de rencontre idéal entre les musiques d'Ennio Morriconne pour le royaume du western spaghetti et le cosmos psychédélique qu'explorait les yeux ébahis la trame sonore de La planète sauvage de René Laloux, composée par Alain Goraguer et par la suite échantillonnée par l'éminent Madlib sur son classique The Unseen. «La lune est mauve», affirme la voix désincarnée et autoritaire d'un enfant s'apprêtant à mettre à mort le roi des mouches; ses fidèles serviteurs emploieront Le papier tue-enfant pour venger la mort de leur maître, alors qu'une sinistre musique de carnaval juxtapose les plus chatoyantes couleurs à une morbide spirale mélodique. (source web)


01- L'enfant la mouche et les allumettes
02- L'enfant au royaume des mouches
03- Danse des mouches noires gardes du roi
04- Danse de l'enfant et du roi des mouches
05- Le roi des mouches et la confiture de rose
06- L'enfant assassin des mouches
07- Les gardes volent au secours du roi
08- Mort du roi des mouches
09- Pattes de mouches
10- Le papier tue-enfant
11- Petite agonie de l'enfant assassin

( Bonus : Le point d'interrogation )

12- Je m'appelle Geraldine [Mid-Tempo Version]
13- Je m'appelle Geraldine [Up-Tempo Version]

Enjoy
(36 mégas)

MESSE POUR LE TEMPS PRESENT
Michel Colombier / Pierre Henry

Attention, CULTISSIME !!
Michel Colombier avec des Cornofulgures de Pierre Henry.
(1967)


























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01 - Prologue
02 - Psyche Rock
03 - Jericho Jerk
04 - Teen Tonic
05 - Too Fortiche

(17 mégas)
Enjoy